Vêtements : des salaires de misère [reportages vidéo de l’émission A Bon Entendeur]

7 octobre 2014 - RTS

“Depuis le drame du Rana Plaza, au Bangladesh, les conditions de travail souvent épouvantables dans lesquelles sont fabriqués nos vêtements ont été révélées au grand jour. Pourtant, un an et demi après, peu de choses ont changé. Les ouvrières de l’industrie textile continuent de travailler dans des conditions très difficiles et pour des salaires de misère. Et cela en dépit des bénéfices réalisés par les grandes marques du prêt-à-porter.

Reportages vidéo :

L’industrie textile et l’esclavage moderne

Changer de vêtements au fils des saisons, suivre la dernière mode, la dernière tendance, acheter des habits que l’on ne mettra parfois que deux fois. On est dans le règne de la fast fashion. Un terme qui désigne le renouvellement rapide des collections d’articles vestimentaires. Ce mode de consommation d’habits pour ainsi dire jetables est basé avant tout sur le facteur prix. Les articles doivent être le meilleur marché possible. Et pour réduire leurs coûts et proposer des vêtements à prix cassés, les grandes marques n’hésitent pas à délocaliser.

Les conditions de travail dans le secteur textile: l’état des lieux avec Françoise Weilhammer, journaliste et productrice à ABE
 

En Europe de l’Est, les ouvrières textiles survivent

Les habits “made in Europe” ne sont pas la panacée. Les ouvriers et ouvrières du secteur textile en Europe de l’Est touchent généralement des salaires en deçà du salaire de subsistance, avoisinant les 140 € par mois. Impossible de vivre dignement avec un tel revenu. A cela s’ajoute la pénibilité de la tâche, les heures supplémentaires et le travail parfois obligatoire les samedis et certains jours fériés. A Bucarest, l’équipe d’A Bon Entendeur peine à obtenir des témoignages. Les employés ont peur de perdre leur emploi.
 

L’origine des vêtements: le test

Pour ce test, nous avons acheté un échantillon de 12 vêtements dont les prix varient entre 3.50 et 179 CHF. Pour ces douze vêtements, nous avons posé deux questions simples aux marques les commercialisant: quel est le salaire de l’ouvrière qui a cousu ce vêtement? Dans quelles conditions a-t-elle travaillé?

Le consommateur peut-il aider les ouvriers du monde du textile? L’avis de Françoise Weilhammer, journaliste et productrice à ABE

 

Dessin : Stephff pour RSE et PED

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