Afrique : pétition pour demander à Vincent Bolloré de s’engager contre la déforestation

23 février 2016 - Greenpeace

“La nouvelle frontière de la déforestation se trouve désormais en Afrique. C’est une économie complexe, reposant sur un dédale de filiales difficile à déchiffrer. Mais parfois, la longue chaîne de capitaux qui menace la forêt remonte jusqu’en France. Exemple avec le groupe Bolloré et la Socfin. Notre enquête…

…le groupe Bolloré est l’un des deux actionnaires principaux de la Socfin, une société qui cultive le palmier à huile et l’hévéa.

Or, comme le montre notre enquête, il s’avère que celle-ci fait peser une grave menace sur les forêts tropicales africaines, pourtant indispensables à l’équilibre climatique de la planète. Et en dépit de l’influence majeure que lui confère sa participation de 38,75% au sein de la Socfin et de sa volonté affichée « d’innover pour anticiper les nouvelles exigences environnementales », force est de constater que Vincent Bolloré n‘a pas fait évoluer l’entreprise vers des pratiques protectrices de l’environnement et socialement responsables, et ce malgré les nombreux scandales de ces dernières années…

la Socfin compte 16 sociétés exploitant des plantations, chapeautées par cinq filiales, elles-mêmes rattachées à deux entités « continentales », lesquelles sont complétées par 12 filiales « opérationnelles » (dont plusieurs sont domiciliées au Luxembourg et en Suisse)…

Président de la Socfin, Hubert Fabri…a été inculpé en Belgique, en octobre 2013, de fraude fiscale, blanchiment, faux en écriture et faux bilans comptables…

La Socfin a fini par publier à l’été 2015 une Sustainability Policy, mais cette dernière demeure très insuffisante et notablement inférieure aux standards actuels du secteur…”

Photo : RSE et PED

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