Le Conseil des droits de l’homme se penche sur la responsabilité sociale des entreprises transnationales et sur la traite des êtres humains

16 juin 2015 - ONU

“…Le Président-rapporteur du Groupe de travail, M. Michael Addo, a déclaré qu’en dépit d’initiatives prometteuses, les entreprises transnationales avaient encore une connaissance limitée des questions relatives à l’économie et aux droits de l’homme et en particulier des Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Il a par conséquent plaidé pour l’élaboration de plans d’action nationaux visant à remédier à ces lacunes. Il a également estimé que le Programme de développement pour l’après-2015 devait prendre en compte des Principes directeurs. Le Président du Groupe de travail a émis l’espoir que les Principes directeurs seraient reflétés de manière adéquate dans l’engagement final que prendront les États dans leur Déclaration sur l’après-2015.

Les délégations* ont mis en valeur la nécessité pour les entreprises de mettre en œuvre les principes directeurs des Nations Unies sur les droits de l’homme et les entreprises car le développement ne peut se faire au détriment des droits de l’homme. Dans ce contexte, des délégations ont appuyé la nécessité de disposer d’un instrument international juridiquement contraignant. La mise en place du groupe de travail intergouvernemental a été saluée dans ce cadre. Pour d’autres délégations au contraire, un instrument international juridiquement contraignant n’est pas nécessaire, étant donné que les entreprises appliquent déjà ces principes directeurs et que le code de bonne conduite est une alternative satisfaisante à toute obligation.

Mme Maria Grazia Giammarinaro, nouvelle Rapporteuse spéciale sur les droits fondamentaux des victimes de la traite des êtres humains, en particulier les femmes et les enfants, a pour sa part indiqué qu’au cours de son mandat, elle aura à cœur de montrer les liens entre le trafic des êtres humains, les situations de conflit et les migrations, dans le contexte particulier des tragédies de ces derniers mois. Elle a aussi estimé que les politiques migratoires de plus en plus restrictives et exclusives, notamment la criminalisation des migrants accompagnée de leur détention illégale, ainsi que l’impossibilité d’accéder aux marchés du travail, alimentent à leur tour l’exploitation des migrants, y compris par le biais de la traite…

Conclusion…

Pour s’attaquer aux causes, il faut coopérer avec les pays d’origine, y compris par la formation des jeunes, mais aussi la lutte contre la traite. Il faut parallèlement envisager d’autres options de mobilité et renforcer la coopération avec le secteur privé par exemple, a encore proposé le Rapporteur spécial…”

Photo : RSE et PED

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