[Communiqué de presse] Soixante-six pays en difficulté dans la gouvernance de leurs secteurs pétrolier, gazier et minier

“Un nouvel indice montre que les perspectives dans certains pays en développement sont bonnes, mais il sonne l’alarme pour les fonds souverains et la latitude des citoyens à obliger les gouvernements à rendre des comptes.

LONDRES, le 28 juin 2017 – Selon l’Indice de gouvernance des ressources naturelles (Resource Governance Index, ou « RGI ») de 2017, la plupart des gouvernements administrent mal leurs secteurs pétrolier, gazier et minier actuellement. Cet indice indique que dans soixante-six pays, la gouvernance des industries extractives correspond au classement « insuffisant », « médiocre » ou « défaillant ». Moins de 20% des 81 pays évalués ont été notés comme bons ou satisfaisants dans l’ensemble.

L’étude de la gouvernance des activités d’extraction dans les différents pays, publiée aujourd’hui par le Natural Resource Governance Institute (NRGI), est la plus complète de son genre à ce jour. Elle est basée sur de nouvelles recherches sur la façon dont la gouvernance dans les différents pays affecte leur capacité à réaliser de la valeur et à gérer les revenus provenant de leurs ressources. Elle comprend également des évaluations des « conditions générales de gouvernance » des pays – qui permettent de mesurer la manière dont les citoyens peuvent accéder et utiliser de l’information, travailler librement ensemble pour exprimer leurs préoccupations et demander des comptes à leurs gouvernements, ainsi que déterminer la performance des institutions dans les domaines de l’administration, de l’État de droit et de la lutte contre la corruption.

Les données de l’indice montrent que la Norvège présente la meilleure gouvernance de ressources naturelles au monde. Elle est suivie de près par le Chili, le Royaume-Uni et le Canada dans la catégorie de performance « bien » la plus élevée. L’Érythrée est le pays dont la gouvernance des ressources est le pire, et elle reçoit la note « défaillant » dans l’indice, avec le Turkménistan, la Libye, le Soudan et la Guinée équatoriale, qui obtiennent la même note entre autres pays. Certains pays à revenus intermédiaires – tels que la Colombie, l’Indonésie, le Ghana, la Mongolie, le Pérou, le Mexique et le Botswana – obtiennent des notes « bien » ou « satisfaisant » dans l’ensemble. Le Burkina Faso occupe la première place parmi les pays à faibles revenus étudiés, son secteur minier se situant au 20e rang du classement général.

« Pour les 1,8 milliard de citoyens pauvres vivant dans les 81 pays que nous avons évalués pour constituer l’indice de gouvernance des ressources naturelles, la bonne gouvernance des industries extractives est une étape fondamentale dans la sortie de la pauvreté », a déclaré Daniel Kaufmann, président et DG de NRGI. « Il est encourageant de constater que des dizaines de pays sont en train d’adopter des lois et des règlements dans le domaine des activités extractives, bien que ces initiatives ne soient souvent pas suivies de véritables mesures en pratique »…

 

Photo : Pixabay

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