Charte des travailleurs du Comité suprême du Qatar : l’OIT et la CSI dénonce les insuffisances

OIT: La charte des travailleurs du Qatar intègre seulement quelques recommandations de l’OIT
OIT, 11 février 2014

“…Le Comité suprême a en effet demandé à l’OIT de livrer ses commentaires sur une version provisoire de ces WWS en janvier 2014, ce qu’elle a fait.

Une première analyse des normes publiées aujourd’hui indique que certains commentaires ont été pris en compte, par exemple en ce qui concerne l’interdiction pour les employeurs de confisquer les passeports de leurs employés ou de collecter des fonds auprès d’eux, la protection du versement des salaires et certains aspects liés à la durée du travail.

Cependant, d’autres commentaires de l’OIT, en particulier en ce qui concerne les principes et droits fondamentaux au travail, notamment la liberté syndicale et la négociation collective, ainsi que l’adoption d’un salaire minimum ou d’un salaire vital, ne figurent pas dans le texte actuel…”

Normes de protection pour les ouvriers de la Coupe du monde au Qatar : Pas de droits des travailleurs sans application juridique
CSI, 12 février 2014

“Les nouvelles normes pour la protection des travailleurs de la Coupe du monde annoncées par le Qatar ne garantissent pas le respect des droits fondamentaux des travailleurs et ne font que renforcer le système de parrainage très critiqué de la kafala employé pour contrôler les travailleurs, a averti la Confédération syndicale internationale…

“« Le travail forcé et l’absence de droits pour les travailleurs demeurent à l’ordre du jour au Qatar. Aucun travailleur étranger ne pourra être protégé par quelque norme de protection que ce soit tant qu’il n’aura pas le droit de se prononcer collectivement à propos des salaires et des conditions de travail », a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI.

Le système de kafala, qui soumet l’obtention du permis de séjour à un parrainage local lie de fait les travailleurs à leurs employeurs dès lors qu’ils ne peuvent quitter le pays ou changer d’employeur sans l’autorisation de leur patron. La législation qatarie ne reconnait pas aux travailleurs migrants le droit de former un syndicat ou d’y adhérer…”

Photo : RSE et PED

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