Les banques de développement adoptent des normes communes pour faire progresser la finance climat

“A l’initiative de l’ IDFC, club de 22 banques publiques de développement internationales, régionales et nationales, le Forum finance climat qui s’est tenu à Paris ce jour a permis des avancées structurelles en faveur d’une meilleure intégration de la lutte contre les effets du dérèglement climatique dans les pratiques des financeurs. Une coalition large et inédite de banques de développement et de financeurs privés y a établi une norme permettant de définir et mesurer les financements favorables au climat et de renforcer la dynamique de verdissement du système financier mondial…

Si de nombreuses solutions existent en matière d’accès à l’énergie, de transports, de logement ou de production industrielle et agricole, toutes n’ont pas la même valeur dans la lutte contre le changement climatique. Cette définition commune d’activités « climat » adoptée par les banques de développement est une étape clé dans l’accompagnement de la transformation des économies vers des modèles plus résilients et plus sobres en carbone.

Vers le “verdissement” des pratiques des banques du développement

A l’occasion du Forum Finance Climat, plusieurs banques de développement (dont CAF, Banque mondiale, AFD, IDB, ADB, AFDB, EIB, JICA) a constitué un groupe pilote pour aider à établir un socle de meilleurs pratiques de verdissement d’ici à la COP 21. Il s’agit pour les banques de développement de se fixer des objectifs ambitieux de financement de projets de développement « climat », de mesurer l’impact des projets en termes d’émission de gaz à effet de serre, de prendre en compte la vulnérabilité des projets aux effets du changement climatique ou encore d’intégrer un prix du carbone dans les évaluations économiques des investissements…

Des outils pour entrainer la finance et les investisseurs

Face aux enjeux, les financements publics doivent également favoriser la mobilisation des investissements privés. Plusieurs financeurs présents au Forum ont réaffirmé l’intérêt de définir, à l’horizon de la COP21, un standard de mesure de l’effet de levier des financements publics sur les investissements privés afin d’en faciliter le pilotage. Par ailleurs, des acteurs financiers impliqués dans les marchés des obligations vertes et climat ont indiqué leur intention de bâtir un consensus sur des cadres de reporting communs des impacts de ces instruments émergents et prometteurs, dans le but d’en renforcer la crédibilité et pertinence…”

Photo : NASFAM – Site EuropeAid – culture de l’arachide au Malawi

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