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29 septembre 2011
2011 - Clotilde Honnart - Entreprises pour le développement - Laos

Clotilde Honnart est étudiante en dernière année d’école de commerce à Rouen Business School (Ex ESC Rouen) avec une spécialisation en Finance et gestion internationale. Elle s’intéresse depuis plusieurs années aux problématiques de développement. C’est ainsi qu’elle a rejoint l’association humanitaire de son école, et a ainsi contribué à créer des boutiques scolaires en brousse sénégalaise. Suite à cette expérience d’aide, elle s’est posée la question de l’impact que pouvait avoir la création d’une entreprise sur le développement. Clotilde est actuellement en stage master au service économique de l’ambassade de France à Vientiane au Laos. En 1986, le gouvernement laotien a affirmé sa volonté d’ouvrir le pays. Cela s’est traduit par de nombreuses réformes mais également par l’accession à l’ANASE en 1997 et prochainement à l’OMC. L’objectif de son stage consiste à aider les entreprises françaises souhaitant ou ayant déjà investi au Laos. Dans ce cadre, Clotilde souhaite rédiger mon mémoire de fin d’étude sur : « L’impact de l’entrepreneuriat sur le développement économique, social et environnemental au Laos depuis 1986 ». Dans le cadre de ses recherches, elle a découvert le site RSE et PED et a contacté sa responsable. Elle écrit des articles sur les entreprises au Laos et leur impact sur le développement économique et social et environnemental ; elle résume également des articles parus dans la presse laotienne.

Pour information, à titre indicatif : 10 000 kip = 0,882 euro au 26 mars 2011


SUNLABOB RENEWABLE ENERGY - L’ÉNERGIE RENOUVELABLE POUR TOUS AU LAOS

L’électricité au Laos

Le Laos ambitionne de devenir « la pile électrique de l’ANASE » grâce à son important potentiel hydroélectrique et minier. L’énergie hydroélectrique représente 99.8% des capacités énergétiques installées, les 0.2% restants sont issus des systèmes photovoltaïques et des générateurs.

Tous les laotiens n’ont pas encore accès à l’électricité et il existe de fortes disparités entre les provinces. L’objectif du gouvernement pour 2010 était une électrification de 73% des foyers. Cet objectif a été pleinement réalisé. Sur ces 73%, 3% venait de sources alternatives comme le solaire et les générateurs. L’objectif 2020 est une électrification de 90% des foyers. Ce programme se concentrera essentiellement sur les villages les plus reculés.

Les énergies renouvelables au Laos

La croissance économique et l’augmentation de la demande en biens de consommation devraient contribuer à un accroissement des besoins en électricité et créer de nouveaux marchés.

Le gouvernement souhaiterait augmenter les capacités des sources d’énergies alternatives. Au Laos, seuls les barrages de petite taille et le solaire peuvent être retenus. L’objectif gouvernemental à l’horizon 2023 est d’obtenir une capacité additionnelle de 728 MW.

Sunlabob

Sunlabob est une entreprise sociale laotienne dont l’objectif est de fournir des solutions énergétiques basées sur les énergies renouvelables qui soient sûres et durables aussi bien techniquement que financièrement.

L’entreprise, créée en 2000, a débuté avec des projets d’électrification rurale grâce à l’installation de panneaux solaires reliés à des batteries. L’objectif était d’apporter aux utilisateurs des solutions clé-en-main.

Depuis, l’entreprise s’est diversifiée et est impliquée dans diverses activités :

• Système de franchisés : Sunlabob a formé et déployé des techniciens sur tout le territoire laotien afin de répondre aux demandes d’installation et de maintenance. L’objectif est de fournir de l’électricité à des villages reculés grâce à des systèmes photovoltaïques financés par des programmes d’aides nationaux et/ou internationaux. Cette activité est destinée aux particuliers et aux communautés.

• Système de petits entrepreneurs : Afin d’assurer la durabilité des systèmes solaires (réfrigérateur, éclairage, pompe solaire etc.), Sunlabob installe et forme des jeunes entrepreneurs dans les villages. L’objectif est d’améliorer les conditions de vie des villageois tout en augmentant les revenus des jeunes entrepreneurs tout en étendant le réseau Sunlabob au Laos.

• Systèmes portables et durables : Cette activité se divise en deux parties :

  Vente de « recharges de lumière » via les lampes portatives et individuelles. Ces lampes ne constituent pas un simple produit mais une solution durable pour remplacer les lampes à pétrole.

  Vente d’eau potable purifiée grâce à des systèmes d’assainissement fonctionnant à l’énergie solaire.

Sunlabob travaille également sur des projets d’irrigation de grande taille grâce à la mise en place de pompes solaire. Depuis 2008, après avoir travaillé sur des projets liés au développement de l’écotourisme, cette société se lance dans le développement et la sensibilisation aux économies d’énergie. L’objectif est d’apporter les clés technologiques qui réduiront à la fois la consommation électrique et les coûts associés. Sunlabob a développé des chauffe-eaux solaires, des ampoules efficaces ou encore des matériaux d’isolation contre la chaleur. Il reste encore de nombreuses opportunités à saisir…

Pour en savoir plus sur Sunlabob : www.sunlabob.com

AGROASIE : VALORISER L’AGRICULTURE

Magasin Agroasie"Si vous donnez un poisson à quelqu’un qui a faim, il mangera un jour ; si vous lui enseignez comment pêcher des poissons, il mangera toute sa vie ; si vous lui enseignez à élever des poissons de manière éco-durable, il mangera, lui, ses enfants, ses petits enfants et les générations suivantes."

Le secteur agricole emploie la majorité de la population laotienne et contribue à hauteur de 18% à la croissance du PIB depuis 2000. Malgré cela, l’agriculture biologique n’est pas encore très développée et constitue un marché de niche. En effet, les laotiens n’ont pas encore été sensibilisés aux méfaits du non biologique et des pesticides sur la santé. Comme le marché est restreint, les distributeurs ne sont pas prêts à payer plus chers pour proposer ces produits à leur clientèle et les restaurateurs ne peuvent pas encore valoriser leur utilisation car il manque certaines références (même en passant par l’importation du fait des coûts élevés).

L’évolution du marché dépendra de la communication institutionnelle. Le gouvernement a fait un premier pas pour la reconnaissance de la filière avec la mise en place par le Ministère de l’Agriculture d’un certificat d’agriculture biologique reconnu dans certains pays de l’ANASE (Association des nations de l’Asie du Sud-Est).

Agroasie qui a obtenu ce certificat en mai 2010 est une entreprise sociale qui produit et vend des produits issus de l’agriculture biologique tels que des légumes (tomates, salades, épinards…), des fruits (fraises, fruits de la passion, bananes…) ou encore des féculents (riz blanc, riz complet, soja, haricots noir…). Grâce à cette production, Agroasie entend fournir une nourriture saine et naturelle (éthique en termes de santé du consommateur). Mais l’entreprise répond également aux objectifs suivants : respecter l’environnement et la biodiversité (éthique environnementale), aider au développement des communautés villageoises et trouver des débouchés à leur production (éthique sociale). Le problème des débouchés est fréquemment rencontré au Laos du fait de la petitesse du marché (6 millions d’habitants).

Femme laotienneAgroasie dispose de 50 hectares de terres situées dans le district de Santhong à une heure et demie de route de la capitale Vientiane. Cette zone est l’une des plus pauvres du Laos. En plus de ses 19 employés Lao, Khmu et Hmong, l’entreprise a contracté une vingtaine de familles des alentours pour qui ce contrat de production bio avec Agroasie constitue le principal apport de cash. L’entreprise s’est engagée à payer ces familles au moment de la récolte et à verser un complément de prix en fonction de la mise sur le marché. En plus, d’avancer les semences, Agroasie a contribué à l’achat de vélos et de motos et a fourni des aides au logement. Fourmillant d’idées, elle dispense notamment des cours d’alphabétisation pour son personnel et a effectué une campagne gratuite de soins dentaires. A terme, l’entreprise souhaiterait obtenir la certification « commerce équitable » qui lui permettrait de donner de la légitimité à son travail et à ses engagements. Elle souhaite en effet être équitable avec ses ouvriers, avec ses fournisseurs et avec ses clients.

Enfin, sous peu Agroasie livrera à domicile des paniers familles constitués de produits de saison.

Pour plus d’informations : agroasie@gmail.com ou Agroasie Lao sur Facebook.

Mai 2011


LAO FARMERS’ PRODUCTS ET BAPRO : PRODUIRE POUR ICI ET LA-BAS

Et aussi : Association de Soutien au Développement des Sociétés Paysannes, Coopérative de Crédit pour le Soutien des petites Unités de Production

Présentation générale des activités

Monsieur Sisaliao Svengsuksa est un manager aux multiples responsabilités impliqué dans trois activités complémentaires :

Logo LFP• Lao Farmers’ Products / Batieng Products (LFP/BAPRO) achète, transforme et vend la production. La transformation s’effectue dans l’atelier de Vientiane avant que les produits ne soient consommés sur le marché domestique ou exportés. L’exportation ne se fait que dans le cadre du commerce équitable.

• L’Association de Soutien au Développement des Sociétés Paysannes (ASDSP) travaille sur l’aspect formation. Ainsi, les producteurs reçoivent des formations en lien direct avec leurs activités professionnelles (multiplication des arbres fruitiers, reproduction d’alevins …), des formations complémentaires (construction de barrages permettant l’irrigation des rizières) mais aussi des formations à des métiers supplémentaires : couture, tissage, mécanique etc.

• La Coopérative de Crédit pour le Soutien des petites Unités de Production (CCSP) permet aux paysans d’accéder au financement en leur fournissant du crédit. La CCSP a été créée en 1996. A cette époque, les villageois n’avaient pas accès au crédit : les banques étrangères et d’Etat ne commerçaient que dans les chefs-lieux de provinces. Depuis la situation a évolué puisque les institutions de Micro Finance (bancaires) sont présentes sur tout le territoire laotien urbain et rural.

Financement des activités

Les deux dernières activités (ASDSP et FC/ CCSP) dépendent de divers financements à la différence de LFP/BAPRO. Ainsi, le CCFD-Terre Solidaire, OXFAM Solidarity, SODEL, Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement (SIDI) sont partenaire de l’ASDSP. FC/ CCSP travaille avec RaboBank, la coopération belge, la SIDI et la DGRV.

LFP est quant à elle une Société Anonyme avec une forme de coopérative. L’actionnariat est composé dune trentaine de personnes ayant un intéressement au travail. Les paysans ne sont pas actionnaires de la société.

LFP et Bapro

LFP est l’unique société laotienne qui exporte des produits alimentaires transformés. Créée en 1994, la LFP emploie 30 salariés et travaille avec environ 3 000 familles laotiennes. L’entreprise travaille avec ces familles de paysans avec pour objectif de les sortir du système d’économie en autarcie et pour favoriser l’appropriation des terres par les paysans (et lutter ainsi contre l’expropriation des terres). Bapro est consacré au thé et a été créé en 2001 pour accompagner les producteurs de thé du plateau des Boloven. A cette époque, les paysans coupaient leurs théiers pour planter du café. La menace de la monoculture planait. Certains produits de LFP et Bapro sont certifiés commerce équitable. En plus d’assurer à chacun une rémunération juste en fonction de son apport, le rôle du commerce équitable est également d’apprendre aux paysans à ne pas exiger de la terre de produire beaucoup en peu de temps et/ou grâce aux produits chimiques. BAPRO a obtenu la certification Commerce Equitable en 2006. Tous les produits proposés par LFP proviennent d’une agriculture naturelle et biologique. L’entreprise met en place des actions de formation avec les paysans afin que les productions restent sans intrants chimiques. L’entreprise propose les denrées suivantes : riz, confiture, thé, pâte et jus de fruits. BAPRO est quant à elle spécialisée dans le thé et est basée à Paksé. Les 204 familles du district de Paksong, province de Champassak, du Groupe de Communautés de Paysans du Sud Laos (GCPSL) ont deux sources de revenu : le café puis le thé. Une famille récolte en moyenne 500kg de feuilles vertes par an (soit environ 100 kg de thé séché). Le séchage est effectué par BAPRO. Afin de présenter ses produits, l’entreprise a participé à la Quinzaine du commerce équitable en France, en Belgique et aussi à Biofach en Allemagne. LFP est également partenaire fournisseur d’Ethiquable, Solidar’monde et les Boutiques d’Artisans du Monde.

Avril 2011


DOKMAI SILK : L’ACCES AUX MARCHES OCCIDENTAUX POUR DES FEMMES EN MILIEU RURAL

La soie Dokmaï Silk a été créée en 2005. L’entreprise fabrique et exporte des produits artisanaux laotiens : soieries, tissus, écharpes, foulards, sacs en mûriers, éventails et thé principalement vers la France, l’Allemagne, les Etats Unis et la Belgique. Les produits et les motifs sont créés par l’entreprise en étroite collaboration avec des dessinateurs indépendants. L’objectif est de faire connaître la richesse artisanale laotienne, d’initier les artisans à mieux exploiter leur connaissance et leur talent et de promouvoir le savoir-faire et la qualité de sa soie au-delà des frontières nationales.

Tous les produits proposés sont uniques car fabriqués à la main sur des métiers à tisser traditionnels en bois. La soie utilisée est produite par des éleveurs du Nord du Laos. La transformation en fils pour le tissage et la teinture sont également effectuées en milieu rural par les ethnies Khamou et Hmong. L’entreprise emploie des tisseuses expérimentées pour tester la faisabilité technique des nouveaux dessins ou motifs afin de satisfaire une clientèle internationale. Un atelier de tissage constitué par deux métiers est maintenu au siège. Si le résultat est probant la production est confiée à des coopératives et à des groupes de femmes tisserandes (une centaine environ) dans des régions reculées du Laos dont le savoir- faire est transmis de génération en génération.

L’entreprise utilise pour ses teintures des produits naturels non toxiques et biodégradables en provenance de la faune et de la flore laotienne mais également des produits chimiques remplissant les critères GOTS (Global Organic Textile Standard ou Standard Global pour des textiles organiques) produits par la société allemande Dystar qui dispose d’un bureau à Bangkok. L’entreprise souhaite obtenir l’Ecolabel européen pour les produits textiles auprès de l’AFNOR pour ses fils de soie naturels et teints. Pour cela, ils doivent correspondre aux normes suivantes :

• Un usage limité de substances dangereuses pour l’environnement • Un usage limité de substances dangereuses pour la santé • Une réduction de la pollution de l’air et de l’eau durant la production des fibres • La résistance au rétrécissement durant le lavage et le séchage • La résistance des couleurs à la transpiration, au lavage, au frottement mouillé et à sec et à l’exposition à la lumière. Si le dossier est accepté, Dokmaï Silk sera la première entreprise certifiée AFNOR au Laos.

L’entreprise s’est également engagée dans le commerce équitable. Il faut compter une journée de travail pour produire au maximum deux écharpes unies, quatre jours à une semaine complète pour une écharpe avec motifs. L’activité de tissage est une activité secondaire pour ces femmes qui travaillent avant tout dans les rizières : elle constitue surtout une sécurité financière pour elles car Dokmaï Silk paie à l’avance pour l’achat des fils et la production. Les débouchés sont également garantis pour de grandes quantités (sans Dokmaï Silk, la production n’était vendue qu’aux touristes de passages dans le village et sur les marchés locaux fréquentés par les touristes).

Les produits Dokmaï Silk sont référencés sur plusieurs sites Internet : http://www.hellopro.fr, http://www.alibaba.com, http://www.fiber2fashion.com, http://www.oekoportal.de et http://www.dokmaiexport.com, http://www.dokmailaos-soierie.com, http://www.dokmai-seide-aus-laos.biz, Les articles présentés dans la boutique en ligne sont disponibles en petite quantité pour les clients. L’entreprise produit sur commande et selon les instructions des clients en termes de couleurs, du dessin ou des motifs. Pour ses revendeurs, Dokmaï Silk établit des propositions sur mesure : délais de livraison, prix de gros dégressif, etc. L’entreprise est également présente sur les salons réservés aux professionnels du textile ou de l’art décoratif.

Février 2011


BANQUE NAYOBI : DONNER L’ACCES AUX SERVICES BANCAIRES A DES POPULATIONS PAUVRES

La banque d’état Nayoby prévoit d’étendre ses services aux villages ruraux pauvres pour supporter l’augmentation de la production agricole dans les communautés rurales. Elle attend le feu vert du gouvernement.

La banque a commencé ses activités le janvier 2007 afin de fournir des prêts aux paysans de 46 districts du pays. La banque compte actuellement 6 banches et 46 unités de services. La plupart de ces unités sont situées dans les centres urbains des 46 districts identifiés, laissant les paysans de villages pauvres reculés sans accès aux services bancaires.

Sur ces quatre années d’activité, la banque a fourni 885 milliards de kip de prêts à 73 843 familles ce qui a permis d’augmenter les cultures afin de vendre la production mais également de créer des emplois et des revenus.

Outre son développement en milieu rural, la banque prévoit d’étendre la période de remboursement des prêts pour les personnes faisant face à des difficultés due notamment aux désastres naturels, aux maladies ou a une éventuelle chute des prix.

D’après Ventiane Times

Février 2011


LAO ORGANIC ENTERPRISE : PRODUIRE AU LAOS, POUR LES LAOTIENS

Khamsing Sihathep, directeur de Lao Organic Enterprise, a été fonctionnaire jusqu’en 1987. Lors d’une réunion, un officiel étranger lui avait dit « que le Laos ne pouvait rien produire, pas même un cure-dent ». Cela l’a marqué et il est devenu le 1er entrepreneur au Laos à fabriquer des cure-dents sans produits chimiques.

C’est ainsi qu’est née son entreprise. Son objectif ? Proposer des produits fabriqués au Laos, aux Laotiens. Pourquoi ? La plupart des produits sur les étals du pays viennent de Thaïlande. Créée en 1987, Lao Organic Enterprise a vraiment décollé en 2005. Plus de 40 produis sont maintenant proposés dont une cuisinière solaire, des bouteilles d’essence diesel bio, du produit-vaisselle, du shampooing à la bergamote, des jus de fruits, des engrais naturels, des capsules de thé aux champignons Reishi. Ces capsules ont reçu un prix de l’ASEAN en 2009.

D’après l’article “Un homme d’affaire qui ne cesse d’innover", paru dans Ventiane Times

Février 2011


SAVOIR-FAIRE TRADITIONNEL ET ACTIVITE REMUNERATRICE POUR FEMMES EN MILIEU RURAL

Nuansy Ratanasithy, 47 ans, est une des lauréates 2010 du Prix pour la créativité féminine de la Women’s World Summit Foundation.

Lorsque son mari quitta leur village de la province de Xayaboury dans le nord du Laos pour travailler, en 2005, Nuansy décida de créer “The Ngeum cotton group”, entreprise de tissage d’un tissu traditionnel unique – la fibre de coton asiatique blanche et marron. Cette initiative a permis de conserver un savoir traditionnel de l’ethnie Leu.

Mais surtout, Nuansy a permis à 18 femmes au début, une centaine actuellement, de recevoir une formation sur les techniques de tissage et le stylisme, et d’avoir une activité générant des revenus complémentaires. Grâce à cette activité, ces femmes ont gagné en pouvoir de négociation et préservent leur identité culturelle.

Nuansy souhaite maintenant capitaliser sur ce modèle – savoir-faire ethniques traditionnels, capacités des femmes et génération de revenu complémentaire – et le proposer à des femmes de zones encore plus reculées.

D’après Ventiane Times

Février 2011

Voir aussi http://www.woman.ch/index.php ?page=santosh-bai-sahariya&hl=en_US


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